Regard de l autre

4 réalités qui vous libèreront du « regard de l’autre »

 La peur du « regard de l’autre » est indéniablement l’un des freins les plus souvent évoqués lors des séances de coaching. Et si tout était surtout question de perception ... 

 

« Oui, ce projet m’importe et j’adorerais le réaliser mais que vont dire les gens si je … »

« Oh non, je n’oserais jamais m'exprimer ainsi …  J’aurais bien trop peur d’être mal vu ! »

« Je ne serai jamais doué en …  On a si souvent pointé du doigt mes faiblesses à ce sujet ! »

 

Alors sans doute vous arrive-t-il, à vous aussi, de vous sentir quelque peu « prisonnier(e) » de ce jugement extérieur. Et, vous le savez, ce n’est pas sans conséquence car …

 

A trop vouloir « bien faire », on ne fait tout simplement rien !

A trop vouloir être « comme il faut », on se nie soi-même !

A trop se fixer sur une critique personnelle, on finit par se convaincre de sa véracité !

 

Sans doute aimeriez-vous vous libérer de cette emprise. « Mais comment faire ? », me direz-vous …

Avant toute chose, j’aimerais vous inviter à revoir votre perception-même de ce regard extérieur qui vos paralyse tant. 

 

4 prises de consciences me semblent, à ce propos, essentielles …

 

  1. « Le jugement est relatif »

A moins qu’il n’exprime clairement sa critique, nous ne savons tout simplement pas ce que pense l’autre. Et oui, nous ne sommes pas devins ! Il serait donc bon de revoir vos certitudes quant au jugement de l’autre.  

Alors bien sûr, vous serez amené(e) à « sentir » que l’autre vous juge, à vous dire qu’il « pense forcément » ceci ou cela. Mais au risque de vous décevoir, c’est alors vous qui émettez un jugement sur l’autre !

Et c’est bien là la base du problème : Au plus vous aurez tendance à juger l’autre (et nous le faisons très souvent, dès que nous émettons un avis sur ce que l’autre fait ou es), au plus vous aurez tendance à imaginer que l’autre vous juge constamment.

La première action que vous pouvez donc entreprendre (et elle ne dépend que de vous) consiste à revoir, avec bienveillance, votre propre tendance au jugement. Ne vous jetez pas la pierre … Nous sommes tous des êtres critiques de nature. Prenez simplement conscience de votre pouvoir à apprendre à moins juger.

Car convaincu(e) que vous êtes vous-même bienveillant envers les autres, vous parviendrez alors plus aisément à croire que les autres ne vous jugent pas autant que vous ne pouvez le croire à priori.

 

 

  1. Les autres pensent avant tout à eux-mêmes

Lorsque vous vous souciez du « regard de l’autre », vous êtes centré(e) sur vous-même et/ou votre image. Et bien rassurez-vous, les autres font pareil !

Ainsi lorsque vous entrez dans une pièce, inquiet(e) du « regard de l’autre », rappelez-vous que vous n’êtes pas au centre de leur attention. Vous passez après leurs préoccupations personnelles et elles sont nombreuses.

De plus, quand bien même cette personne émettrait effectivement une critique à votre égard, elle cherche avant tout à donner une certaine image et à défendre ce qui est important à ses yeux.

Ce qui nous amène aux deux points suivants …

 

  1. « Seules les critiques constructives ont de la valeur. On peut juger un comportement, pas une personne ! »

On est en droit d’émettre une critique pour peu qu’elle soit constructive, qu’elle vise une amélioration de la situation.

Cela suppose donc qu’on vise le COMPORTEMENT et non la personne. Personne n’est en droit de juger QUI vous êtes !

Ainsi, lorsqu’un jugement est émis à votre égard demandez-vous : Quel est le comportement qui pose problème à l’autre ? Que souhaite-t-il que je fasse ?

A ce stade, si la critique vous est adressée personnellement, demandez à votre interlocuteur de préciser le comportement visé.

La personne se verra alors contrainte de clarifier sa demande et prendra également conscience du jugement PERSONNEL émis.  

Exemple : Que veux-tu dire par « irresponsable » ? Quel comportement souhaiterais-tu voir modifié chez moi ?

Cette question a pour principal avantage qu’elle vous distancie naturellement de la critique car, reprenant l’exemple précédent :

« Il a dit que j’étais irresponsable »

DEVIENT

« Il a estimé le fait que j’achète cet objet couteux comme étant un comportement irresponsable »

Lisez ces deux phrases à voix haute… L’intensité émotionnelle est très différente selon la phrase prononcée, n’est-ce pas ?  

Cela est principalement lié au fait qu’un « JE SUIS … » attaque directement votre estime de vous-même (et donc votre confiance en vous), là où un comportement peut évoluer au besoin.  

 

  1. « Le jugement en dit plus sur la personne qui l’émet que sur celle à qui elle est adressée »

Gardez à l’esprit que lorsque l’autre « juge » quelqu’un ou quelque chose, il se réfère à SON histoire personnelle, à SA façon de percevoir les choses, à SES « croyances personnelles » sur les gens, la vie en général, …

Il interprète en fonction de ce qu’il connait et de ce qu’il croit. Il exprime SON attente face à une situation.

De la même manière, VOTRE ressenti face à la critique en dit plus sur vous que sur la critique elle-même !

Vous l’interprétez, à votre tour, en fonction de votre niveau d’estime de vous-même, de vos valeurs, de vos croyances personnelles, …

Dès lors que la critique vise l’un de vos comportements (puisque comme nous l’avons vu, toute critique personnelle est sans valeur et donc à refuser) demandez-vous : En quoi cette remarque m’impacte-t-elle vraiment ?

A ce stade, deux solutions sont envisageables :

- Soit, votre comportement est aligné à qui vous êtes et à vos valeurs et donc la critique est plus liée à votre interlocuteur qu’à vous-mêmes

- Soit, la critique résonne en vous car vous ne vous sentez pas vraiment « authentique » dans ce comportement

La seconde solution rend alors la critique constructive POUR VOUS dans le sens où elle vous expose une inadéquation entre « qui vous êtes » et votre manière d’agir.

Rassurez-vous, une critique constructive est positive ! Elle mène vers un « mieux ». Vous êtes alors face à une formidable opportunité de développement personnel. Car un comportement (contrairement à une personne) peut être modifié !

La question à vous poser est alors : Comment puis-je adapter mon comportement afin d’améliorer l’adéquation entre mon comportement, la situation présente et moi-même ?

 

En conclusion, se libérer du « jugement de l’autre » vise avant tout à …

 

                -> Ne considérer comme « jugement » que ceux clairement énoncés

                -> S’intéresser au comportement visé (réfuter toute attaque personnelle)

                -> Vérifier en quoi la critique est véritablement constructive

 

Cela se combine souvent à un travail de développement de l’estime de soi puisque l’impact de la critique vient essentiellement de l’écho qu’elle provoque en vous-même et donc de la valeur que vous vous attribuez.

Prenez soin de vous …

 

Géraldine Lagrange                                                                       « Easy transition coaching »

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