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« J’ai osé et je n’ai aucun regret » : Interview de Jenny

 Parce que c'est vous qui en parlez le mieux, je vous présente aujourd'hui l'interview de Jennifer. Elle nous dévoile comment elle est parvenue à tirer le meilleur d'une des plus importantes épreuves de sa vie professionnelle ...   

 

Peux-tu nous expliquer en quelques mots ce qui t’a poussé à remettre en question ton « projet de vie » ?

 

      Je me suis retrouvée en « incapacité de travail » durant un an suite à un Burn out. La mutuelle a finalement opté pour un déclassement professionnel, ce qui a entrainé une grande remise en question de ma part.

Le fait de ne plus pouvoir travailler dans le secteur des Ressources humaines m’a « obligée » à rependre ma carrière en main. Cette situation m’a mise face à des questions cruciales : « Qu’est-ce qui pourrait me plaire ? », « Comment pourrais-je m’épanouir ? », …

Il était très important pour moi de trouver une activité qui me corresponde à 100%. Le Burn out m’avait fait perdre tous mes repères professionnels. J’avais soudain perdu tout ce que j’avais acquis depuis des années. Après une assez longue réflexion, j’ai finalement décidé de reprendre des études d’assistante vétérinaire.

 

Qu’est-ce qui t’a aidé à y voir clair dans ta destination ? 

 

J'ai suivi mon instinct, ma passion, mon envie. J’ai opté pour la devise : « Advienne que pourra mais essaye car sinon tu le regretteras ! »

 

A l’heure actuelle, quel est ton regard concernant le Burn out que tu as traversé ?

 

A vrai dire, avec le recul, je vois cette réorientation comme une sorte « d’acte manqué corrigé ». J’ai toujours aimé les animaux mais je n’avais jamais eu assez de courage et de confiance en moi pour suivre des études vétérinaires. Le Burn out m’a donné l’opportunité de prendre un virage à 360 degré. Il m’a permis de revenir à ma première passion en toute conscience de ma situation actuelle.

C’est ainsi que j’ai trouvé plus raisonnable de suivre une formation d’assistante plutôt que vétérinaire, par exemple. Les responsabilités de ce métier sont « lourdes » et à 30 ans, cela me semblait un peu « fou ». Toutefois, renier ma passion était inconcevable et le métier d’assistante me permettra de respecter mes désirs avec plus de confiance. Ce métier permet de s’occuper des animaux, sans pour autant subir le poids des responsabilités de la vie d’autrui entre ses mains.

 

Quelles ont été (où sont encore) les principaux freins à ta transition ? Comment le vis-tu ?

 

Reprendre des études à 30 ans peut faire peur. Il est bien plus difficile d’étudier à cet âge et je dois « goupiller » ménage et études. Mais au final, on finit par trouver des solutions, des techniques. Il m’arrive aussi de me demander si je parviendrai à décrocher un job après mes études.

J’ai encore un travail à effectuer en termes de confiance en soi. Il m’arrive bien entendu de douter de moi-même et de mes capacités. Mais j’ai par contre une bonne confiance aux gens qui m’entourent et cela m’aide à m’accrocher. Finalement, je sais me motiver, mon entourage me motive, mon projet me motive.

 

T’est-il arrivé de douter au point d’envisager d’abandonner ?

 

Oui, plusieurs fois. Par exemple, lorsque j’ai obtenu un résultat que je jugeais insatisfaisant. Je me disais que si j'étais mauvaise en théorie, je ne pourrais pas être bonne en pratique. Mais à chaque fois, j'ai trouvé la force, la motivation et l'envie de me surpasser. En cela, je remercie mon mari et ma famille pour leur soutien. Ils m'ont beaucoup aidée, surtout mon mari.

 

Au-delà de ton entourage, qu’est-ce qui te pousse à persévérer ?

 

L'envie d'être heureuse et épanouie. Réussir, c’est aussi prouver que je suis capable de me réorienter malgré le fait d'avoir été « à terre ». Cela me permettra en quelques sortes de me prouver à moi même que je vaux plus que je ne le pense parfois.

 

Où en est ce projet aujourd’hui ? Comment te sens-tu ?

 

Je viens de finir la partie théorique de mes études et stages. Il me reste mon épreuve intégrée, mais je pense que ça ira. Je reste confiante, même si cela me fait peur de parler devant un public de 6 personnes. J’appréhende leurs questions. Je sais que ça va me rendre malade sur le coup mais voilà, il faut en passer par là. Et surtout, je sais que je suis sur la bonne route.

J’avoue être fière de moi. Je suis convaincue que je suis sur la bonne route. Bien sûr le futur me fait un peu peur car je ne sais pas combien de temps il me faudra pour trouver du travail, mais je ne baisserai pas les bras. Ah ça non !

 

Que dirais-tu à une personne qui peine à croire qu’elle peut réaliser son rêve ou traverse une période difficile telle que le Burn out ?  

 

       Si tu n'essayes pas, il est certain que tu n'y arriveras pas ! La vie est courte, la vie est dure, mais il faut croire en soi et en ses capacités. Il est important de faire ce qui est bien pour toi de ton vivant, car proche de la mort, dans le futur, les regrets ne feront que noircir la vision que tu auras de ta vie. Il sera trop tard pour changer cela.

Les regrets rendent aigri et triste, préserve-toi de ça ! Ose, vis, tombe, relève-toi et continue. On y arrive après plusieurs bosses, montagnes, collines et qu'est-ce que c'est bon de se dire " Yes, j 'y suis ! J'en suis capable ! J'ai ce que j'ai toujours voulu ou je touche du doigt mon rêve, ma vie."

       C’est souvent la peur du jugement des autres ou la peur de les décevoir qui nous fait renoncer. Mais il est vital de faire ce qui est bon pour soi. S’épanouir est nécessaire, même si cela parait égoïste à priori.

 

 En conclusion, quel enseignement tires-tu de cette épreuve ?

 

Ça en valait la peine du fait qu’aujourd’hui, je suis moi, je me sens entière, je suis épanouie lorsque je suis en action. J'aime me lever le matin, je vis ma vie à moi !

J'ai osé et je n'ai aucun regret.

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