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« On est toujours maître de sa vie et de ses choix » : Témoignage de Marie

 Marie rêvait de trouver sa voie professionnelle. Elle souhaitait une vie plus épanouissante, plus authentique. Au fil de son histoire, vous découvrirez comment, malgré les doutes et détours, elle est parvenue à trouver sa « juste place ». Plus encore, vous ferez la connaissance d’une femme aujourd‘hui sereine, confiante et épanouie ... 

« Un parcours scolaire brillant, mais aucune idée de ce que je voulais vraiment faire »

« J’ai eu un parcours scolaire sans anicroche que beaucoup qualifierait même de brillant. Les examens de repassage, je n’ai jamais connu. Mes professeurs en secondaire m’ont tous dit en fin d’études : « Toi, tu peux faire absolument tout ce que tu veux, tu réussiras. On ne se fait aucun souci pour toi ! »

C’était un témoignage touchant mais quelque peu déstabilisant. Du haut de mes 18 ans, je n’avais strictement aucune idée de ce que je voudrais faire comme métier 3 ou 5 ans plus tard… »

Ajoutez à cela une faible confiance en soi et vous obtenez une jeune femme qui entame la « logopédie » avec succès, sans toutefois s’y épanouir.

« Le constat durant mes stages est clair : Ce n’est absolument pas le type de carrière qui me convient ! Je sombre alors dans la déprime totale… »

Mes parents, conciliants, m’ont soutenue dans mon désarroi et m’ont permis de reprendre d’autres études… Sauf qu’à 21 ans, je n’avais pas plus d’inspiration qu’à 18 !

Consciente de sa nature créative et de son don pour le dessin, Marie décide de changer totalement de domaine. Elle tente sa chance en Arts graphiques et obtient le précieux diplôme 3 ans plus tard. C’est malheureusement sans compter sur la réalité du secteur. Elle peine à trouver du travail. Résignée, après un an de chômage, elle se fixe comme objectif de « travailler coûte que coûte ».

« J’entreprends une formation en secrétariat avec le Forem et au bout d’à peine 4 mois, je décroche mon premier emploi en tant que secrétaire commerciale. Ce fut la première expérience professionnelle à noter sur mon CV, qui devait, au fil des années, en cumuler bien d’autres, toutes dans le secteur administratif. »

De fait, Marie va alors s’investir dans des postes aussi multiples que variés.

« J’ai travaillé comme secrétaire, agent d’accueil, secrétaire comptable, réceptionniste, employée de Ressources Humaines, Field support, assistante administrative, chargée de communication, et même Consultante dans le domaine des Titres-services… »

« Au total, 13 années ont passé durant lesquelles je suis allée travailler pour payer les factures de la vie courante. 13 années durant lesquelles, la plupart du temps, je me suis ennuyée à mourir. »

Bien que ses employeurs lui reconnaissent une grande efficacité et une certaine conscience professionnelle, Marie se sent perpétuellement insatisfaite. Cette prise de conscience la secoue d’autant plus qu’entretemps, elle devient maman …

« Je trouvais triste à mourir de montrer à mes enfants qu’on pouvait se lever tous les matins pour aller passer sa journée à faire un travail qui ne nous correspond pas. Je me limitais à une activité purement pécuniaire. J’avais envie de leur montrer une autre vision des choses : que l’on est toujours maître de sa vie et de ses choix. »

Marie comprend alors que la résignation n’est pas la solution. Elle se fixe un nouvel objectif, et non des moindres, « rectifier le tir, peu importe son âge ».

Mais comment faire ? Vers quoi se diriger ? Elle décide alors de faire appel à une aide extérieure.

« J’ai pris rendez-vous avec un conseiller en orientation du SIEP. En 2 entrevues, cette personne a fait le bilan de mes compétences et a dressé mon profil psychologique. Elle m’a confirmé que je n’aurai jamais pu m’épanouir dans mes précédents métiers au vu de ma personnalité. C’était un tel soulagement que d’entendre cela ! »

« Je m’étais faite à l’idée, les années passant, que j’étais une insatisfaite permanente et que je ne m’épanouirai jamais dans ma sphère professionnelle. Ensemble, nous avons fait le point sur le type de métiers qui me conviendrait fondamentalement et après de nombreuses recherches et discussions avec mon mari, la psychomotricité est apparue comme la perle rare qui me correspondait en tous points. »

« Ce fut une telle joie, une telle révélation que mon regard sur le quotidien s’est totalement transformé. »

« Je me sens mue par une énergie nouvelle, un espoir que je n’avais jamais ressenti jusque-là. Enfin, je vois où je désire aller. Enfin, je sais qui je veux être professionnellement ! Le déclic tant espéré a enfin eu lieu. »

Reprendre 4 ans d’études à 38 ans alors qu’elle est à présent mère de deux enfants (5 ans et 16 mois) n’a rien d’aisé à priori. Les conditions sont loin d’être idéales lorsque l’on sait que le mari de Marie se voit souvent contraint de s’éloigner pour son travail. Pourtant, marie est plus motivée et confiante que jamais.

« Cette transition me demande de réaménager mon temps de travail et ma vie de famille. J’ai consenti à pas mal de sacrifices (on n’étudie plus à 38 ans comme on le faisait à 18. Les cours se font le soir et le week-end, j’étudie une fois les enfants endormis) et il en va de même pour mes proches. Toutefois, je peux compter sur le total soutien de mon mari qui me voit passionnée par mes études, acharnée dans mon travail et enfin enthousiaste quant à l’avenir professionnel qui s’ouvre à moi. »

Quant à ce long détour afin d’atteindre enfin la voie qui lui correspond, Marie, forte du recul pris sur la situation, s’exprime ainsi :

« La psychomotricité est le métier qui me convient à cette étape de ma vie. Mon chemin personnel m’a donné le temps de mûrir et d’appréhender les choses avec un regard totalement différent d’il y a 20 ans. Ce métier ne m’aurait pas convenu en tant que jeune adulte. Il me colle à la peau à l’aube de la quarantaine ! »

« Les obstacles sont encore nombreux pour y parvenir mais je sais que j’ai en moi toutes les ressources et la volonté pour rendre ce projet possible. »

« Cette transition suggère de repenser totalement ma vie actuelle, de réaménager nos habitudes familiales et de faire pas mal de compromis, notamment au niveau financier, mais je sais que cela en vaut la peine car cette voie est la mienne. Je le sens au plus profond de moi-même…  C’est donc avec enthousiasme et la joie dans le cœur que j’entame ce nouveau chapitre professionnel ! » 

Enfin, lorsqu’on lui demande ce qu’elle retient de son cheminement, Marie lance le message suivant :

« Je souhaite à toute personne vivant dans cette errance que j’ai connue de rassembler le courage nécessaire pour se remettre en question. Je lui souhaite d’oser demander de l’aide à une personne extérieure qui lui permettra de prendre du recul sur sa situation, ses questionnements et ses doutes. Je l’encourage à trouver son propre chemin. »

« Il y aura des embûches, c’est certain. Mais là où il y a un obstacle, il y a toujours plusieurs façons de trouver des solutions ! »

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